Publié : 10 mars 2012

Histoire

L’ostéopathie est une médecine élaborée à la fin du 19 ème siècle aux USA par un médecin : Andrew Taylor Still et développée par ses élèves (Littlejohn, Sutherland..)
Elle a débarqué en Europe et en France grâce à eux et s’est développée dans les années 1970 pour les humains, et dans les années 1980 pour les animaux grâce au Dr Dominique Giniaux et au Dr Francis Lizon en particulier, tous deux vétérinaires.
Tout d’abord dans le milieu équin avec un succès grandissant et bien installé depuis environ deux décennies, mais également pour les animaux de compagnie (chiens, chats et NAC) et les animaux de rente de façon plus récente.
Etymologiquement, ostéo-pathie signifie « maladie des os » ou « maladie de la structure ».

PRINCIPES :

C’est une médecine manuelle, « holistique » à l’instar de l’acupuncture et de l’homéopathie, c’est à dire qu’elle aborde le patient dans sa globalité.
Elle nécessite une écoute particulière, de la présence, de l’intention et de l’empathie.
Son but est de restaurer les capacités d’autoguérison de l’organisme en lui permettant de s’adapter aux contraintes multiples qui lui sont appliquées et aux différents traumatismes, qu’ils soient physiques ou émotionnels.
(On définit ainsi la santé comme la capacité d’un organisme vivant à s’adapter à son environnement).
C’est une médecine de terrain et non de symptômes.
Son domaine d’action est le « fonctionnel » et elle ne peut agir efficacement lorsque la structure anatomique est atteinte, lorsqu’il existe des lésions des tissus (lors de fracture ou de tumeur par exemple).
L’ostéopathie traite des « dysfonctions ».(on parle aussi classiquement de « tensions » pour décrire des restrictions de mobilité entre les tissus, le terme de lésion étant normalement réservé aux atteintes de la structure.
Elle est complémentaire de la médecine conventionnelle qui elle est plutôt basée sur les problèmes lésionnels et les symptômes.

TECHNIQUES ET MODE D’ACTION :

L’action de l’ostéopathe se fait par des techniques multiples qui toutes ont pour but de restaurer les micro-mouvements des tissus et de favoriser une bonne vascularisation locale, tout cela dans un cadre anatomique déterminé : « la structure gouverne la fonction ».
Les techniques sont dites :
- « structurelles » (manipulations par « thrust » générant classiquement des craquements : mouvements de faible amplitude et de grande vitesse)
- « fluidiques » ou « énergétiques » (basées sur les énergies ou phénomènes électro-magnétiques)
- « fasciales » (travail sur les fascias- au sens large- de l’organisme)
- « cranio-sacrées » (phénomène de flexion-extension entre la base du crâne et le sacrum relayé par les structures rachidiennes)

Autres termes employés : techniques myotensives (sur les muscles), viscérales, fonctionnelles etc…
Chacune se définissant tantôt par les structures visées tantôt par l’approche thérapeutique.
Chaque ostéopathe a sa propre sensibilité et mélange bien souvent les techniques selon le problème, le patient et son ressenti du moment.
C’est pour cela que la reproductibilité de l’acte thérapeutique et donc les études de recherche classiques basées sur les statistiques ne sont pas applicables à l’ostéopathie.

INDICATIONS :

Il est difficile de donner des indications précises selon la nomenclature de la médecine conventionnelle car le référentiel est différent.
On soigne un corps globalement et non des symptômes affectant tout ou partie du corps.

Exemples de pathologies classiquement traitées :
-  pathologies ostéo-articulaires de nature fonctionnelle (boiteries, douleurs )
-  pathologies vertébrales
-  pathologies comportementales (phobies, syndrôme d’hyperactivité…)
-  rééducation fonctionnelle par rééquilibrage des contraintes biomécaniques
-  pathologie fonctionnelle des viscères (Tube digestif, vessie etc…)
-  etc

On parle plutôt des non-indications :
-  pathologies infectieuses et parasitaires
-  pathologies tumorales
-  fractures et lésions graves des structures anatomiques

L’ostéopathie est efficace seule si le problème est fonctionnel ou en complément de la médecine classique si le problème est lésionnel.

Toutes les espèces sont concernées et tous les âges, c’est une médecine curative mais aussi préventive.

C’est une médecine en constante évolution dont les domaines de recherche sont la bio-physique (et notamment l’étude des phénomènes éléctro-magnétiques et quantiques) et la biologie cellulaire où un certain nombres de concepts utilisés sur le terrain comme la « tenségrité » ont été démontrés.
(la tenségrité est un terme d’origine anglo-saxone qui est la contraction de « tensional integrity », concept architectural développé depuis la fin des années quarante, qui définit un système en terme de tensions et de contraintes et de façon dynamique).