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Publié : 24 juillet 2012

Ostéopathie et chirurgie intégrées : rupture de ligament croisé antérieur

OSTEOPATHIE ET CHIRURGIE INTEGREES

L’ostéopathie est officiellement définie par l’OMS comme faisant partie des MCA (médecines complémentaires ou alternatives).
Elle peut intervenir soit en première intention (dans les pathologies non lésionnelles principalement), soit en complément de la médecine conventionnelle : on parle alors de médecine intégrative, associant les deux approches.

Roxanne est une chienne Fox-Terrier âgée de 11 ans et présentée à la consultation pour boiterie de soutien persistante du postérieur gauche depuis quatre jours suite à un démarrage brutal.
L’examen clinique met en évidence un signe du tiroir direct et indirect caractéristique d’une rupture du ligament croisé antérieur, associé à un claquement méniscal à la mobilisation.
Roxanne a déjà présenté la même pathologie sur le postérieur droit deux mois auparavant et subi une chirurgie exploratoire et réparatrice par prothèse du ligament. Sa récupération avait été longue et laborieuse et interrompue par ce nouveau problème. Sa locomotion est donc très difficile au moment de la consultation avec un membre lésé et l’autre non encore rétabli.
C’est un animal qualifié d’anxieux par les propriétaires, et présente des crises d’épilepsie essentielle depuis deux ans plus ou moins jugulées par l’administration de Crisax ND.
Suite à la précédente chirurgie, une série répétée de crises a poussé à l’augmentation de la posologie de ce médicament.

Après discussion avec les propriétaires, le schéma thérapeutique a été le suivant :
-  ostéopathie dans un premier temps pour améliorer la biomécanique générale de l’organisme : traiter les tensions qui ont amené la première rupture puis la deuxième et laisser le corps se réorganiser pendant une dizaine de jours avant l’étape chirurgicale.
-  chirurgie pour traiter les lésions articulaires.
-  ostéopathie à nouveau pour corriger les tensions non encore réglées ou liées à la chirurgie et l’immobilisation post-opératoire.

Des nouvelles sont prises par mail 10 jours après la première séance et juste avant l’intervention : la mobilité est meilleure, les appuis sont plus francs, le dos moins arqué et la démarche plus fluide. La chienne semble également moins « stressée ».
Elle est revue 1 mois après la chirurgie du ligament (technique idem à la première fois).

Sa récupération a été meilleure que lors de la première intervention, lors du retrait des fils ses appuis et sa démarche sont normaux. Elle a refait 2 crises d’épilepsie mais beaucoup moins marquées.
La deuxième séance d’ostéopathie se déroule comme la première, en corrigeant les tensions affectant principalement le crâne et le rachis (cervico-thoracique et lombaire avec une Force de traction médullaire très augmentée) ainsi que les membres postérieurs, selon des techniques fasciales et tissulaires.
Les nouvelles prises à 3 semaines décrivent une reprise d’activité normale voire presque sportive et une absence de nouvelle crise d’épilepsie.

Cet exemple illustre bien comment on peut intégrer les différentes approches thérapeutiques, pour optimiser les résultats d’une chirurgie, la rendre plus efficace, moins traumatique et donc apporter le meilleur service thérapeutique au patient.